Interview : fromagerie d'œufs Li Axin, Jianxi (Luoyang)
À la fromagerie d'œufs Li Axin, dans le district de Jianxi à Luoyang, le visage du patron, M. Li Axin, respire une satisfaction et une aisance qu'il ne peut cacher. Cette légèreté, il ne l'imaginait pas il y a quelques années. À l'époque, il était « l'ouvrier le plus occupé » de l'atelier : huit heures par jour, se baisser pour porter, soulever des charges lourdes, tous les jours ; « mal au dos, mal aux jambes, c'était la normale » ; l'usure du corps était le lot de tout patron du secteur ; tout devait passer par lui, impossible d'embaucher plus, « si j'embauche autant de monde, je n'ai plus d'argent » ; à l'approche de la cinquantaine, son corps allait lâcher et son affaire touchait à son plafond. Le tournant est venu, il y a deux ou trois ans, avec l'arrivée de la nouvelle machine. Cette machine, associée silencieuse et puissante, a réécrit le scénario de la fromagerie.
Après la mise à niveau, la capacité a bondi. Aujourd'hui, M. Li Axin travaille un peu plus de quatre heures par jour et produit bien plus qu'avec huit heures à pleine charge auparavant. Deux fois moins de temps, deux fois plus de production : ce rythme efficace pose les bases de la croissance, et l'atelier s'agrandit régulièrement.
Plus précieux encore que le gain de capacité : la libération de la personne. Tout le travail de force reposait sur les bras et accaparait son temps et son énergie ; la machine prend désormais en charge les étapes les plus dures. Il a cessé de porter, cessé de s'épuiser, et n'a plus à « échanger son corps contre du chiffre d'affaires ».
Le temps et l'énergie ainsi libérés lui ont permis de changer de posture et de façon de penser. Avant, il travaillait la tête baissée, sans le temps de réfléchir à la gestion ; aujourd'hui, dégagé de la production, il pilote vraiment son activité en patron.
Il s'est formé au marketing, développe l'acquisition en ligne sur Douyin, marque les points d'expédition dans tout le pays et cible ses marchés avec précision ; il affine ses produits, planifie son développement, ose recruter et déléguer. Il est passé d'ouvrier à dirigeant.
« Mon corps est libéré, mon esprit aussi ! Aujourd'hui je gagne de l'argent, je garde mes équipes, et je n'ai plus à m'acharner sur chaque étape de mes mains. » C'est son sentiment le plus sincère.
La mise à niveau n'a pas seulement allégé la charge : elle a apporté un gain concret. L'automatisation réduit la main-d'œuvre et les pertes, la qualité reste stable, la clientèle et les ventes progressent, et la marge globale augmente nettement.
Il redoutait de voir son corps céder et son affaire s'arrêter à la cinquantaine ; aujourd'hui, libéré de la contrainte physique, il affirme : « je peux tenir jusqu'à 80 ans ! » La machine à la place de l'homme fait sortir le petit atelier d'une gestion approximative et le place sur une trajectoire durable et extensible.
M. Li Axin (à droite) en échange avec l'équipe Xianyun
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